La « vanlife » en Scania
Carte postale 2... Bénédicte et Dominique Mutschler, acquéreurs du premier Scania XT 4x4 conçu par XP trucks, spécialiste des camions de voyage, partagent leur nouvelle expérience de vie nomade. Retour sur trois mois de voyage à bord du Scania taillé pour l’aventure, aussi à l’aise en montagne qu’en bord de mer !
Campé à 85 km/h sur l’autoroute qui relie Barcelone à Gérone en Espagne, le Scania Super de voyage signé XP trucks ne ralentit pas la cadence… « Sur le plat, en montée comme en descente, il ne bouge pas de sa vitesse. En termes de motorisation, on est bien... Très large, même ! » s’exclame le conducteur, Dominique Mutschler. Satisfait par le rendement du moteur et sa faible consommation, le voyageur au long cours annonce une moyenne de 19 litres au 100 km ; « voire 17 ! » renchérit à ses côtés sa femme, Bénédicte. Ensemble, ils ont décidé, depuis un an, de laisser leur maison de Savoie pour partir en voyage, en Scania XT de voyage à la découverte du monde : « Après une première expérience en camping-car, nous avons sollicité Jean-Claude Lubino, dirigeant de XP trucks, qui avait déjà conçu un camion de voyage, pour fabriquer le nôtre », rappelle le duo de globe-trotters. Un an plus tard, le premier modèle cosigné Scania (pour le châssis et ses adaptations), XP trucks (pour la conception et l’aménagement) et Aubineau (pour la cellule de vie) leur a été livré.
Après une redécouverte des massifs montagneux de leur région puis un périple en France, ils ont choisi, l’hiver dernier, le sud de l’Europe, la côte est espagnole et le sud du Portugal. « Nous sommes allés là où la météo était la plus accueillante », explique Dominique, qui revient aussi sur le stage de conduite toutes roues motrices réalisé à Narbonne (11) en décembre. « Un moment dingue, dingue ! Le camion a été poussé dans ses retranchements. L’instructeur lui-même a été surpris et séduit par ce que le Scania pouvait encaisser », s’exclame-t-il. Passages de dévers, de guet, manoeuvres sur terrain pentu, utilisation des rapports courts pour les passages difficiles... « Tous ces exercices nous ont permis de repérer ce que l’on pouvait faire avec le Scania, ses possibilités qui sont impressionnantes. C’était extrême, mais rassurant pour nous. On mesure mieux où aller et ne pas aller ! », s’accordent-ils à dire.
Un camion bien pensé
Le couple de jeunes retraités aime les grands espaces, la montagne, la culture, les rencontres. Ils expliquent avoir affronté un hiver particulièrement venteux, sans jamais s’être sentis en insécurité. « Même par des vents de 90 km/h, le camion est resté stable, au roulage et à l’arrêt. Le passage de l’espace de vie vers la cabine nous a permis de le bouger en pleine nuit, sans avoir à sortir pendant une tempête », précise Bénédicte. Elle redéfinit les trois espaces du camion : la chambre fermée par une porte, l’espace à vivre avec cuisine et salon amovible en couchette, ainsi que la cabine considérée comme un troisième espace, avec un lit qui peut être installé. À bord, ils relèvent une luminosité intérieure généreuse et une isolation particulièrement efficace. « Par grand froid et sans chauffage, la température intérieure, le matin, restait agréable », ajoute-t-elle.
Quant à l’autonomie du camion, ils reviennent sur ses points forts : « Les réserves d’eau nous permettent de tenir trois semaines, les toilettes sèches sont pratiques et fabriquent du compost. Le plus critique à gérer, c’est l’énergie, mais l’alternateur du moteur Scania nous permet de recharger facilement les batteries », indique Dominique. Équipé de quatre panneaux solaires installés sur le toit, le camion dispose de ses batteries indépendantes : « Lorsque l’ensoleillement n’est pas au rendez-vous, on peut soit sortir le groupe électrogène, soit brancher le camion à une prise pour charger les batteries quand c’est possible », complète-t-il. Avec ce Scania de voyage, le couple se dit prêt aller loin. Pour les mois à venir, il vise le nord et l’est de l’Europe, avant de changer de continent, États-Unis et Amérique du Sud.