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Le Scania G500 XT 8x8 fait vibrer les carrières de marbre de Carrare

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Andrea Landi, camionneur de troisième génération dans une industrie ancienne et dangereuse, imite les exploits de ces ancêtres. 

Depuis l’époque des Romains, les montagnes de pierre blanche qui s’élèvent de la mer Méditerranée au-dessus de Carrare en Italie ont été lentement et délibérément taillées par des hommes à la recherche des trésors qui s’y cachent. Le marbre des Alpes apuanes est, depuis plus de deux millénaires, connu pour sa pureté et sa dureté. Ayant servi de toile pour le David de Michel-Ange et décorant les murs du Panthéon romain, le marbre de Carrare sert depuis longtemps à la démonstration de la créativité et l’ambition humaines. 

Jusqu’au début du XXe siècle, la roche veinée de gris a principalement été charriée hors des carrières par des attelages de bœufs. Ils tiraient de lourdes charrettes depuis les montagnes jusqu’au port de Carrare, où les blocs de marbre étaient chargés sur des navires en partance pour des destinations lointaines. Une voie ferrée venait remplacer les animaux de trait en 1876, et a été elle-même remplacée par des camions lourds dans les années 1960.

Andrea Landi est l’un des conducteurs de ces camions. Par une chaude journée d’automne, assis dans l’ombre d’un olivier dans le jardin de la maison familiale près de Forte dei Marmi, il raconte comment il est devenu chauffeur de carrière.

«Mon père et mon grand-père conduisaient tous les deux leurs camions aux carrières, et à l’époque les conditions étaient beaucoup plus dures», dit-il. «Chaque fois qu’il rentraient du travail, je le percevais comme la fin d’une aventure épique.»

«Ils étaient presque devenu des figures mythologiques, et je voulais imiter leurs exploits. Ma passion est née en voyant leurs difficultés, leur lutte constante contre la gravité, contre les éléments et le terrain sur lequel ils conduisaient, sans parler des risques qu’impose la montagne.»

Aujourd’hui, Andrea passe sa journée au volant d’un Scania G 500 XT 8x8, mais à l’époque, les conditions de travail étaient encore très différentes. «C’était beaucoup plus dur», explique son père, Fabio Landi. Les camions peuvent aujourd’hui être conduit du bout des doigts. A l’époque, il y avait des rails, on était attaché à un câble en acier. C’était beaucoup plus compliqué, une toute autre histoire. Maintenant ils chargent le camion, et voilà.»

Même si les conditions étaient sans doute plus difficiles dans les décennies précédentes, le travail n’est toujours pas facile aujourd’hui. Au fur et à mesure que les montagnes sont découpées et que les carrières plus facilement accessibles s’épuisent, le travail se déplace vers des endroits plus hauts dans la montagne et encore plus difficiles à atteindre. La mère d’Andrea, Siriana, ne connaît que trop bien les risques. «J’en ai déjà fait l’expérience avec mon père et mon mari, alors j’aurais voulu un travail plus sûr pur mon fils. Mais c’est ce qu’il voulait faire, il le voulait plus que tout.»

Le Scania 8x8 d’Andrea fait des trajets réguliers jusqu’à la carrière numéro 133, qui se trouve en hauteur sur un flanc de montagne, accessible par une route de gravier qui serpente le haut de la montagne avec, selon Andrea, des pentes de jusqu’à 30 pour cent. Bordés par des quasi-falaises, les virages en épingle à cheveux ne peuvent être maîtrisés que par un chauffeur habile et un véhicule fiable. La route aussi a besoin de réparations fréquentes, pouvant elle-même tomber victime de la montagne lorsque de fortes pluies en emportent des parties sur les pentes alpines.

Même lorsque la route est complètement intacte, de nombreux virages n’offrent guère assez de place pour qu’un pick-up puisse tourner sans manœuvre en trois ou cinq points. Pour les véhicules lourds à quatre essieux, cela veut dire reculer maintes fois sans aucune marge d’erreur. Heureusement qu’Andrea peut au moins compter sur l’aide des deux essieux avant directeurs de son camion.

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Par un beau matin en début d’automne, pendant la montée en camion, les mains habiles d’Andrea guident doucement la boîte manuelle et le moteur 13 litres de 500 ch. Devant cette image, on ne peut que se demander comment le camion peut faire ce trajet dans l’autre sens, chargé d’un bloc de marbre de 25 tonnes, avec seuls les freins et les plus basses vitesses de la boîte pour l’empêcher de dévaler la pente.

Il s’avère que c’est un réel souci, un souci qu’Andrea ne connaît que trop bien. Il se souvient de son moment le plus effrayant au volant. «Je ne conduisais pas un Scania. C’était un autre camion», explique-t-il. «Un jour, je revenais de la carrière avec le camion chargé à plein, et soudain dans un virage les freins ne fonctionnaient plus. Le camion a continué à rouler et aucun freinage au monde n’a plus pu l’arrêter. Après avoir fait tout ce qui était dans mon pouvoir pour arrêter le véhicule, j’ai ouvert la porte et j’ai sauté dehors.»

On s’imagine alors Andrea heurter le sol et faire quelques culbutes avant de s’arrêter et de regarder son véhicule s’envoler avec son chargement. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé. «Heureusement, le camion n’a pas chuté, car il a heurté la balustrade. Les roues jumelées ont fini par être pressées contre le pont, ce qui a freiné et arrêté le véhicule.»

Ce qu’Andrea a fait ensuite était courageux: il est remonté dans le camion et a continué sa route. «Je me suis dit si je ne le faisais pas tout de suite, après ce qui s’est passé, j’arrêterais probablement pour de bon.» Plus prudemment cette fois-ci, il a continué à descendre la montagne, livré sa charge, puis amené le camion en réparation.

Aujourd’hui, alors qu’Andrea arrive à la carrière en fin de matinée, le soleil guigne par-dessus la montagne et tombe sur le sol en marbre blanc de la carrière. La paroi rocheuse, qui s’élève presque verticalement vers la crête, apparaît bleue dans l’ombre de la montagne. A son pied, deux ouvriers en casque et veste jaune se penchent sur une machine à découper dont les dents creusent lentement dans la montagne en découpant des blocs de pierres rectangulaires.

A proximité, un chargeur frontal équipé d’une fourche soulève un bloc de marbre prêt à être chargé sur le camion d’Andrea. Indiquées sur le bloc avec un marqueur permanent, ses dimensions sont de 3,06 x 2,00 x 1,60 mètres. Son poids se situe entre 24 et 25 tonnes.

Pendant que l’élévateur à fourche charge le bloc sur le camion, Andrea dirige le chauffeur, qui dépose doucement la masse de marbre sur la plate-forme. Les deux poutres en bois reposant parallèlement sur toute la longueur du pont gémissent sous le poids lourd. 

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Après avoir fixé le bloc avec un treuil, Andrea balaye l’excès de roche et la poussière du véhicule avant de monter dans la cabine pour commencer son voyage vers le bas de la montagne.

Alors qu’Andrea descend avec son chargement, la route sinueuse se transforme en course d’obstacles. Dans certains virages, le camion à l’air d’être sur le point de dégringoler de la montagne: suspendue au-dessus de la pente, la cabine n’est retenue que par la lourde masse sur le pont du camion. Dans un virage serré à gauche, il recule, avance, recule, et avance encore, chaque mouvement le rapprochant du bord, et de la conquête du virage.

Lorsqu’il sort enfin du virage, trois des quatre roues avant directrices se soulèvent et pendent au-dessus du sol. Le châssis gémit sous la pression de la tâche et le poids du marbre. Guidé par la main ferme d’Andrea, le camion bascule vers l’avant. Les trois roues suspendues dans l’air atterrissent durement sur le gravier, écrasant la roche sous les pneus, et continuent leur route vers le prochain obstacle. Andrea répète cette manœuvre tantôt à gauche, tantôt à droite à travers une interminable série de virages jusqu’à ce qu’il atteigne enfin en toute sécurité le bas de la montagne.

Interrogé si quelque chose lui fait peur, Andrea glousse et plaisante: «Les impôts?»

«Si quelque chose vous fait peur, il vaut probablement mieux ne pas le faire», dit-il. «Mais je suis aussi prudent, car il ne faut jamais être trop confiant.»

Aujourd’hui, Andrea emploie neuf autres chauffeurs, mais seulement deux d’entre eux sont autorisés à conduire le 8x8 jusqu’à la carrière numéro 133. Les autres doivent se contenter de conduire des véhicules 8x4 vers des carrières plus facilement accessibles.

Née lorsqu’il était témoin des efforts et des exploits de son père et son grand-père, la passion d’Andrea est intacte. Il admet toutefois que le travail est devenu plus facile. «Notre profession a beaucoup changé, et pour le mieux, c’est indéniable.»

Bien qu’il soit maintenant un conducteur expérimenté, et que les exploits mythologiques de son père et de son grand-père soient devenus sa réalité quotidienne, Andrea aborde toujours son travail avec la même curiosité et le même esprit d’aventure avec lesquels il voyait les montagnes lorsqu’il était enfant. «Ce n’est pas que je n’aie plus rien à apprendre. On apprend tous les jours.» 

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Tobias Schönenberger
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Responsable Marketing & Communication

Graziana Rickli
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