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Best Innovation 2015 : Ninatrans, pionnier avec l’écocombi, la remorque teardrop et le camion GNL

C’était écrit dans les astres que Ninatrans allait enlever le prix de Best Innovation 2015. L’écocombi de Ninatrans a été le premier et reste le seul camion long et lourd sur les routes belges à l’heure actuelle. Mais ce n’est pas tout. En effet, la société a mis en service la première remorque « teardrop » en Belgique et le premier camion tout GNL (Gaz Naturel Liquéfié).

Dans les bureaux d’Haasrode, on peut difficilement passer à côté des récompenses décrochées par l’entreprise au cours de ces dernières années. Cela va du Safety Award – Ninatrans se rend depuis de nombreuses années avec ses camions dans les écoles afin de sensibiliser les enfants au danger de l’angle mort – au Best EU Road Transport Operator en 2014 en passant par le projet Lean and Green dans lequel la société s’engage à diminuer ses émissions de CO2 de 20 % sur une période de 5 ans. Cela en dit long sur la dynamique d’une société qui est passée en 20 ans d’une PME de quelques camions à une entreprise d’une flotte de 140 poids lourds et 280 semi-remorques. Ninatrans est restée une entreprise familiale avec son CEO Benny Smets qui se charge de la vente et du marketing, sa soeur CFO Nina Smets qui gère les finances et son beau-frère COO Bruno Vannerum qui est responsable du volet opérationnel.

AB InBev

Il n’est pas vraiment surprenant que l’entreprise ait décroché le prix de Best Innovation 2015 au mois de juin. L’écocombi de Ninatrans est le seul écocombi en circulation sur les routes belges actuellement dans le cadre d’un projet pilote. Il transporte des marchandises d’AB InBev de Louvain à Anvers. « Grâce à sa capacité de chargement plus importante, cet ensemble peut transporter une même quantité de marchandises en moins de trajets », explique Benny Smets. « Deux écocombis remplacent trois semi-remorques classiques. L’impact environnemental par unité de transport est dès lors inférieur de 33 pour cent. La consommation supplémentaire due au poids total plus important est relativement limitée. Un camion Euro 6 consomme en moyenne 29,3 litres/100 km, contre 33 litres pour un écocombi. Pour transporter le même poids de marchandises, il faut donc un quart de carburant en moins, soit une réduction de 25 pour cent. »

Dans cette phase d’essai, la rentabilité n’est pas encore optimale. En raison des exigences strictes imposées par le gouvernement, l’écocombi ne peut pas partir de l’usine d’AB InBev située à Louvain. Cela signifie que le chargement doit d’abord être acheminé de la brasserie chez Ninatrans avec un ensemble classique. Sur le site de l’entreprise, le chauffeur détache la remorque du tracteur pour atteler une remorque intermédiaire entre les deux éléments de l’ensemble de départ. À partir de là, l’écocombi prend la direction d’Anvers via la E40 et la E19.

L’utilisation de l’écocombi permet de diminuer le nombre de kilomètres parcourus. Cela a un effet bénéfique sur l’environnement, diminue la congestion du trafic et réduit le risque d’accidents. Dans le projet pilote, la sécurité routière est primordiale et constitue l’un des principaux critères d’évaluation des écocombis. Les deux chauffeurs qui les conduisent ont suivi des formations complémentaires aux Pays-Bas et ont été soumis à un examen. Le CEO de Ninatrans voit non seulement dans l’écocombi un avantage sur le plan de l’environnement et du rendement, mais aussi une solution à la pénurie de chauffeurs. Si deux écocombis permettent de transporter le même poids de fret que trois semi-remorques classiques, on fait l’économie d’un chauffeur.

Renault Twizy

Dans le dossier de Ninatrans, d’autres nouveautés ont frappé le jury. Ainsi la société a mis en service en 2014 la première remorque « teardrop » en Belgique. Cette remorque en forme de goutte d’eau fabriquée par le constructeur anglais DonBur a été adaptée pour Ninatrans afin d’être utilisée sur le continent. Sa forme aérodynamique permet de limiter au maximum la résistance de l’air et les turbulences autour de la remorque. Cela réduit la consommation et donc les émissions de CO2. « C’est un investissement amorti sur une période de cinq ans », déclare Benny Smets. Pour réaliser des économies de carburant, les chauffeurs de Ninatrans peuvent également utiliser des Renault Twizy électriques. Ainsi ils peuvent laisser leur camion chez le client.

En 2014 également, Ninatrans a mis en service le tout premier camion tout GNL (Gaz Naturel Liquéfié), un pas de plus vers la diminution des émissions de CO2 et des particules fines. Le GNL est un gaz naturel qui a été rendu liquide par refroidissement jusqu’à -162°C. Le camion GNL d’Iveco a une autonomie de 700 km et permet de réduire la consommation ainsi que les émissions de CO2 jusqu’à 10 % en comparaison des poids lourds classiques. Le GNL contient très peu de particules fines et diminue sensiblement les émissions de NOx. De plus, le moteur d’un camion roulant au GNL est deux fois plus silencieux que celui d’un moteur diesel.

« Tout comme les voitures électriques, le GNL se heurte au paradoxe de l’œuf et de la poule », poursuit Benny Smets. « Avec le gaz naturel liquéfié, les possibilités de faire le plein sont limitées. Nous conduisons le camion pour DHL aux Pays-Bas mais nous faisons un détour de 20 kilomètres à Anvers pour faire le plein. Avec 330 ch, la capacité du tracteur est relativement limitée. Une augmentation des stations-services et de la capacité des moteurs résoudront ce problème. En fait, il n’existe pas de panacée pour agir en faveur de l’environnement. C’est pourquoi il est important de se remettre question en permanence et d’essayer d’optimaliser les choses sans cesse. »

Source: http://www.transportmanagement.be/best-innovation-2015-ninatrans-pionnier-avec-lecocombi-la-remorque-teardrop-et-le-camion-gnl/?lang=fr