TransMaes mise sur la durabilité avec un premier tracteur Scania BEV

13 JANVIER 2026

Neder-Over-Heembeek – TransMaes circule désormais avec un tracteur Scania 100 % électrique. C’est le premier Scania à intégrer le parc de cette entreprise de transport basée à Hever, dans le Brabant flamand. TransMaes figure également parmi les premières entreprises belges à commander un tracteur BEV de la marque scandinave.

TransMaes a mis en service son premier tracteur Scania BEV entièrement électrique. Le véhicule sera principalement utilisé pour des transports destinés au secteur pharmaceutique, qui est également à l’origine de la décision d’investir dans ce type de tracteur. « Certains de nos clients majeurs se sont fixé des objectifs stricts en matière de durabilité, y compris pour le transport de leurs produits. Ils nous ont donc demandé de livrer de la manière la plus durable possible, et nous avons opté pour une solution électrique », explique Michael Maes, propriétaire de TransMaes.

Le plus convaincant du marché

TransMaes est spécialisé dans le transport sous température contrôlée, principalement pour le secteur pharmaceutique, fortement développé dans notre pays. L’entreprise dispose pour cela d’un parc de 6 tracteurs routiers, complété par 4 tracteurs de terminal à l’aéroport de Zaventem. Ce BEV est le premier Scania à rejoindre la flotte de TransMaes. « Une fois la décision d’acheter un tracteur 100 % électrique actée, nous avons analysé l’ensemble du marché, et Scania s’est imposé comme le choix le plus convaincant », souligne M. Maes.

 

L’autonomie du Scania BEV est largement suffisante : « Nous avons opté pour le tracteur Scania BEV doté de la plus grande capacité de batteries : 624 kWh, dont 518 kWh réellement utilisables, avec une réserve destinée à préserver la longévité des batteries. En pratique, cela devrait se traduire par une autonomie d’environ 500 km, alors que nos poids lourds parcourent quotidiennement entre 300 et 350 km. Les premières expériences montrent que nous couvrons sans problème une journée complète de livraisons. Nous allongeons progressivement les distances afin de tester les limites et d’acquérir davantage d’expérience. »

Coût d’exploitation réduit

Le tracteur Scania BEV de TransMaes est exclusivement rechargé sur le site de l’entreprise, ce qui contribue à maintenir les coûts d’exploitation à un niveau bas. « Un camion électrique représente toujours un investissement conséquent, mais nous partons du principe que la maintenance réduite, l’économie sur la taxe kilométrique et le coût de l’électricité par rapport au diesel nous permettront de récupérer une grande partie de cet investissement, tout en contentant nos clients avec un transport sans émissions ».

 

Le chauffeur attitré du véhicule se montre lui aussi particulièrement satisfait et bénéficie d’un accompagnement spécifique de Scania afin d’optimiser encore l’utilisation de l’énergie. « Il trouve son camion souple, silencieux et extrêmement agréable à conduire, surtout dans les embouteillages. Ce sont des sensations que l’on ne retrouve pas avec un diesel », sourit M. Maes.

Michael Maes, propriétaire de TransMaes, aux côtés du premier tracteur Scania BEV 100 % électrique de l’entreprise.

Prêt pour l’avenir

TransMaes n’entend pas s’arrêter à un seul tracteur électrique. L’entreprise a d’ailleurs investi dans une aire équipée de 4 points de charge. « Outre l’achat du tracteur, il s’agit évidemment d’un poste de coûts important, mais cela nous permet d’être prêts pour l’avenir. Les quatre bornes ont été installées par Reeload à Bornem, et afin de disposer d’une capacité électrique suffisante, Elektro 80, basé à Steenokkerzeel, a installé une nouvelle cabine moyenne tension », précise M. Maes.

 

TransMaes semble donc résolument engagé vers un avenir électrique. Mais l’entreprise explore également d’autres pistes pour réduire encore ses émissions. « 95 % de nos véhicules tractés sont du type frigorifique, qui fonctionnent encore actuellement au diesel. Nous étudions la possibilité d’alternatives plus durables. Compte tenu de la plage de température relativement modérée de nos transports – entre 15 et 25 °C –, nous examinons si une solution électrique pourrait également être envisagée », conclut M. Maes.

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