Adapter nos métiers pour maîtriser l’écosystème électrique

10 % en 2025, 50 % d’ici à 2030 : les véhicules électriques sont destinés à prendre une part croissante dans les ventes Scania. Contraintes d’exploitation, autonomie, recharge, maintenance, financement, location… Les enjeux associés sont nombreux et leur prise en compte déterminante pour accompagner la montée en puissance annoncée. Pour y faire face, Scania déploie une stratégie d’électrification qui implique la mobilisation et la mutation de la plupart de ses métiers pour accompagner au mieux les clients dans cette transition.

Une des actions engagées par Scania pour contribuer à l’émergence d’un système de transport durable consiste à favoriser la transition rapide vers l’électrification. « Nous proposons des véhicules hybrides rechargeables ainsi que des véhicules 100 % électriques pour les applications urbaines. Mais une nouvelle génération vient d’être lancée et, grâce à une autonomie renforcée, elle permet de décarboner le transport régional », explique Pascal Crestin, chef de produit électrification Scania France.

Le camion 100 % électrique à batteries permet de maîtriser 100 % de son impact CO2.

L’analyse des besoins : la clé du succès

Faut-il donc s’attendre à une bascule rapide des flottes de véhicules ? Pas si simple… Outre le montant d’investissement élevé, les clients s’interrogent sur la compatibilité de la technologie électrique avec leurs usages ou sur la capacité des constructeurs à prendre en charge la maintenance et la réparation… À chacun de ces questionnements, Scania apporte des réponses. Elles se nourrissent de propositions de services adaptés et reposent sur l’engagement des métiers qui, de plus en plus, se positionnent en support. C’est vrai, notamment, pour la force de vente.

 

« Les commerciaux, qui connaissent très bien leurs clients, savent déceler leur intérêt pour l’électrique, note Pascal Crestin. Afin d’accompagner ce premier pas vers l’électrique, l’outil EVA leur permet d’établir un premier diagnostic qui peut être complété par la mise en œuvre du logiciel CAVA, dont l’apport principal est de pouvoir tracer précisément le parcours d’un véhicule et, ainsi, d’établir si la motorisation électrique est adaptée. »

 

Pour remplir leur mission d’accompagnement des clients, les équipes montent en compétence sur des notions nouvelles par le biais de formations organisées par l’Université Scania, avec le soutien du GNFA (organisme de formation de la branche des services de l’automobile et de la mobilité).

Le Megawatt Charging System (MCS) est un nouveau cap important dans le développement d’une solution de recharge efficace et de haute puissance pour les véhicules lourds.

« Les commerciaux sont de plus en plus compétents sur les différents aspects de l’écosystème électrique, souligne Pascal Crestin. Y compris sur les questions liées au besoin de recharge, déterminantes pour la définition d’une solution électrique. Elles s’appuient également sur l’expertise de Vincent Passot, dédié à ces questions de charge. »

« Un groupe ‘électrification’ avec toutes les forces vives de Scania est à l’œuvre pour contribuer au décollage du véhicule électrique.  »

Pascal Crestin

Chef de produit électrification Scania France

Électrification dans les ateliers, montée en puissance

Accompagner la montée en cadence de la vente de véhicules électriques suppose aussi d’accompagner le réseau dédié à la maintenance et réparation à négocier un certain nombre d’évolutions. En plus de doter ses collaborateurs des équipements de protection adéquats (gants d’isolation, casques avec visière, etc.), chaque atelier doit acquérir un chargeur ainsi qu’un outillage courant et spécialisé.

L’industrie des poids lourds vit la plus grande transformation de son histoire et la mutation des véhicules thermiques vers les véhicules électriques nécessite de nouvelles compétences dans les services aux véhicules.

Voire, parfois, de procéder à une modification de l’infrastructure électrique du bâtiment !

Sur le volet compétences, les mécaniciens doivent compléter leur bagage pour devenir électricien ou électromécanicien, ce qui requiert des qualifications et la maîtrise de process particuliers. « Lorsque nos premiers poids lourds électriques ont été livrés, tous les points du réseau n’étaient pas encore formés. Avec mon équipe, nous avions pu acquérir de l’expérience sur de vrais cas de panne. Nous nous sommes déplacés dans les ateliers pour faire profiter les collègues de cette expérience », explique Pascal Laumain, responsable technique Scania France.

 

Dans les mois à venir, l’entreprise va accélérer son effort de formation en associant les apprentissages requis par les habilitations réglementaires et ceux ciblés sur les produits Scania.

« C’est maintenant que nos ateliers doivent prendre le bon virage. Il faut que les compétences et les outils soient mobilisables afin de pouvoir accompagner chaque vente. »

Pascal Laumain

Responsable technique Scania France

« Avant qu’un technicien puisse intervenir sur un véhicule électrique, il faut compter deux semaines de formation si on inclut la formation réglementaire et la formation technique, précise Tony Roy, responsable développement des compétences et des organisations Scania France. Pour pouvoir délivrer le volume de formation attendu, nous avons défini une stratégie échelonnée, avec trois niveaux de priorité en fonction de la nature des missions accomplies par les collaborateurs. »

Les formations continues spécifiques à nos produits et services permettent aux métiers de l’atelier d’acquérir au fil du temps une expérience unique dans le domaine de l’électrification.

« La formation est indispensable pour aider les techniciens à démystifier les questions de sécurité liées à l’électricité. »

Tony Roy

Responsable développement des compétences

et des organisations Scania France

Financer un achat ou louer

Quelle solution de financement choisir pour investir dans un véhicule électrique ? Comment intégrer l’infrastructure de recharge dans un plan de financement ? Autant de questions qui s’imposent à la réflexion des transporteurs.

 

À travers Scania Finance France, Scania est en mesure d’intervenir en partenaire financier et de délivrer des conseils, par exemple pour répartir les encours entre différents établissements bancaires ou tirer parti du dispositif de suramortissement*. « Vu les montants d’investissement, l’augmentation de la durée de financement est une tendance forte. Nous travaillons par ailleurs avec les assureurs pour voir comment nous pouvons adapter les contrats utilisés pour les véhicules thermiques », explique Laurence Éluère, directrice commerciale et développement chez Scania Finance France.

« Scania Finance est en mesure de proposer des solutions flexibles et adaptables pour accompagner au mieux les clients dans leur transformation énergétique. »

Laurence Éluère

Directrice commerciale et développement Scania Finance France

Quand le coût d’un véhicule se révèle dissuasif, quand les contraintes liées à la maîtrise technique du parc ou le manque de visibilité sur l’évolution des technologies préoccupent le transporteur, la location offre une garantie de sérénité. « Nous déployons depuis quelques mois un service spécifique, confie Pascal Le Bourdais, directeur Scania Rent. L’utilisateur bénéficie d’un package complet qui inclut notamment la formation d’un ou plusieurs conducteurs et la prise en compte du suramortissement dans le calcul du loyer mensuel. »

* Déduction exceptionnelle sur le résultat imposable dont peuvent bénéficier

les entreprises qui acquièrent un véhicule lourd alimenté à l’électricité ou à l’hydrogène propre.

Chiffres-clés

  • 300 véhicules lourds sont aujourd’hui équipés d’une motorisation électrique. Ils étaient 120 en 2022.
  • 30 % de véhicules électriques composeront le parc roulant en 2035 et 25 % de leurs trajets se feront en longue distance.
  • Les véhicules électriques fonctionnant avec le mix électrique européen réduiront de moitié les émissions de CO2 par km.

Trois questions à

Vincent Passot, Manager des systèmes de recharge Scania France

En quoi la question de la recharge est-elle la clé pour le passage à l’électrique ?

Offrir un accès simple et adapté à la recharge est essentiel, sans quoi les clients ne franchissent pas le cap. Mon métier consiste à accompagner les clients, la force de vente et les ateliers pour tout ce qui concerne les solutions de charge. Notre atout chez Scania par rapport aux installateurs « purs » : nous connaissons bien les activités de nos clients. Cela nous aide dans la recherche de la configuration optimale en termes d’infrastructure mais aussi de type d’abonnement.

Quelle est votre valeur ajoutée une fois l’installation réalisée ?

Grâce aux fonctions de surveillance, d’équilibrage, de charge programmée et d’analyse, il est possible de vérifier que la solution de charge et l’énergie sont utilisées à bon escient. Chez Scania France, nous proposons les systèmes de gestion de recharge (CSM), qui permettent de parvenir à un niveau élevé de productivité et de durée d’exploitation. Notre rôle est aussi de fournir des solutions évolutives et de définir les services adaptés pour assurer la disponibilité de la solution de charge.

Comment voyez-vous l’évolution des enjeux liés à la recharge ?

Parmi les prochaines générations de poids lourds électriques, certaines sont destinées à circuler sur les grands axes routiers dans le cadre d’applications longue distance. D’où l’intérêt du tout nouveau service Scania Charging Access. Il s’agit d’une carte RFID (Radio Frequency Identification) couplée avec le portail My Scania pour localiser les points de recharge ouverts aux véhicules lourds sur leur itinéraire.

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